Ces techniques représentent un arsenal d’outils que doit maîtriser tout Rhinoplasticien.
Leur choix judicieux et les infinies variétés de combinaisons dans la multiplicité et la complexité des situations, permet de distinguer tout le talent dans cet art difficile.
La résection de bosse est le geste le plus connu et le plus demandé. On le pratique classiquement avec un ostéotome. On lui préférera souvent la râpe pour plus de parcimonie et de prudence car une bosse est souvent majorée en apparence, par un Radix creux ou une pointe insuffisante. Une analyse céphalométrique judicieuse permettra d’éviter cet écueil. Les ostéotomies latérales et médianes viendront compléter cette résection de bosse en évitant un « toit ouvert », mais serviront également à redresser une déviation osseuse traumatique ou à amincir une base osseuse trop large.
La cloison est très fréquemment partiellement reséquée pour:
- Réduire les déviations fréquentes
- Pour raccourcir un nez trop long
- Pour modifier la rotation et/ou la projection.
Les cartilages supérieurs sont réséqués avec parcimonie pour éviter les insuffisances valvaires et le classique « V inversé. » Les cartilages inférieurs peuvent être partiellement réséqués, suturés ou renforcés en fonctions des besoins et de la morphologie recherchée pour la pointe du nez.
On peut, notamment dans les nez empâtés ou négroïdes, réduire leur taille par des incisions et des sutures adaptées.
Ont peut utiliser alternativement : un fragment de la cloison, le cartilage d’une oreille par une incision cachée, un fragment d’aponévrose temporale, voir un fragment de côte ou de la boîte crânienne. On pourra s’en servir pour confectionner un étai Columellaire, un « bouclier » de SHEEN, des « Spreader-grafts » etc.