Trois grands principes servent de fondement à la transplantation de cheveux.
Ils sont relatifs à la sélection des patients, à leur motivation, ainsi qu'à la gestion dans le temps de la calvitie.
- La sélection des patients
L'indication de transplantation de cheveux dépend de la prise en compte de plusieurs paramètres, tels les antécédents familiaux de calvitie, l'âge du patient, l'étendue de la calvitie et la qualité de la zone donneuse ; la souplesse du cuir chevelu, la couleur et la texture des cheveux. - Les Critères psychologiques
La motivation du patient est indispensable. Elle doit être personnelle et non dictée par l'entourage. Il faut également se méfier et savoir déceler les fausses motivations. Par exemple dans les cas de tendances dépressives où le patient reporte sur ses cheveux un problème qui finalement vient d'ailleurs. Dans ce cas, traiter sa calvitie ne résoudra sûrement en rien son problème de fond. Il faut alors pousser plus à fond la discussion, avant de décider d'un quelconque geste chirurgical ou médical. - La gestion dans le temps de la calvitie
L'information objective doit être scrupuleusement fournie au patient pour un consentement éclairé. Il faut notamment lui expliquer que dans la grande majorité des cas, même lorsque l'on fait un maximum d'implants dès la première séance, il sera nécessaire, dans les mois ou les années qui suivront, de refaire une autre séance, au même endroit, ou ailleurs si la calvitie a évoluée. Cette information doit être livrée au patient dès la première consultation avant la mise en route d'une quelconque stratégie.
Chez l’homme on utilise la classification selon HAMILTON
- Stade 1 : creusement symétrique des golfes temporaux frontaux.
- Stade 2 : creusement symétriques des golfes temporaux frontaux avec éclaircissement du toupet.
- Stade 3 : creusement symétrique plus profond des golfes temporaux frontaux s'étendant en arrière avec création d'un toupet plus postérieur et éclaircissement de la zone du tourbillon.
- Stade 4 : augmentation de l'éclaircissement de la zone du tourbillon.
- Stade 5 : les deux zones alopéciques antérieures et postérieures tendent à confluer.
- Stade 6 : creusement postérieur de la zone du tourbillon.
- Stade 7 : alopécie hippocratique où il reste une couronne basse de cheveux sur les tempes et la nuque.
Chez la femme on utilise la classification des alopécies selon LUDWIG
- Stade 1 : La perte des cheveux porte sur le sommet du crâne, sous la forme d'un éclaircissement léger de la chevelure et du respect de la ligne frontale antérieure.
- Stade 2 : La chute des cheveux est franche sur le sommet du crâne mais la ligne frontale antérieure mesure toujours plus de 3 cm.
- Stade 3 : L'alopécie est totale et la ligne frontale antérieure est minime mais persiste.
- Cas particulier : la bande frontale de la femme africaine ; Suites aux agressions multiples (défrisage, tresses, dreadlocks), débutants souvent dès la plus jeune enfance dans certaines cultures, de nombreuses jeunes femmes africaines se retrouvent à l'âge adulte avec une alopécie de type "bande frontale".
- De très nombreux hommes jeunes consultent pour un problème de calvitie naissante, qu'il s'agisse d'un éclaircissement frontal se prolongeant ou non jusqu'au vertex, d'un recul de leurs golfes temporaux, ou encore de l'apparition d'une tonsure.
- En général ces patients sont inquiets pour leur devenir esthétique, et il appartient au professionnel de les guider vers la stratégie la plus efficace, mais aussi la plus raisonnable. Pour certains d'entre eux, à l'issue de la consultation, une première séance peut être planifiée. Pour d'autres, il est préférable de remettre à plus tard cette même séance, tant la calvitie est encore au tout début de son développement.
- De la même façon, à calvitie égale, un homme de 25 ans sera traité tout à fait différemment d'un homme de 50 ans et ce, pour des raisons évidentes liées à la possible aggravation pour le premier, et la prévisible stabilisation pour le second.
- Là encore, différents paramètres sont pris en compte lors de la première visite, comme les antécédents familiaux, décrits précédemment, mais aussi la position des lignes temporales et la hauteur de la couronne.
- Le positionnement de la bordure frontale
- Si l'on observe un crâne, nous pouvons remarquer que celui-ci est plus large à sa base qu'à son sommet. Ainsi, plus une ligne frontale est dessinée en position basse, plus elle est longue, et inversement, plus elle est dessinée en position haute, plus elle est courte.
- Dans les faits, une ligne dessinée en position haute, est toujours, et de très loin, plus esthétique, et la mieux adaptée pour corriger une calvitie importante. Cela étant, il reste tout à fait possible d'envisager une ligne frontale en position plus basse, chez un homme de cinquante ans, calvitie stabilisée.
- Chez l'homme jeune, la ligne frontale, en position haute de sécurité, s'impose. Elle lui évite le désagrément de voir quelques années plus tard, ses premières rides chevaucher la base de son implantation. Elle écarte le risque d'un front trop court.
- Enfin, elle lui apporte l'assurance d'un résultat esthétique, pouvant à tout moment être affiné, par l'abaissement de cette ligne de quelques millimètres ou plus, lors d'une nouvelle séance de micro transplantation.
- La région de la tonsure
- Sauf cas exceptionnel d'une tonsure parfaitement circonscrite et stabilisée, aussi bien en avant vers la région frontale qu’en arrière vers l’occiput, la transplantation de cheveux de cette région, ne semble pas être une bonne indication avant l'âge minimum de 40 ans.
- En effet, la décision de transplanter une tonsure, implique, que l'on a estimé la hauteur de la couronne comme stable et quasi définitive, ce qui n’est pas prévisible en réalité.
- La disposition des cheveux en rayons de roue, à partir d'un point central appelé le tourbillon, point de départ naturel des cheveux, nécessite toujours, notamment si le patient se coiffe en avant, un très grand nombre d'implants. Cela implique plusieurs séances pour le traitement de cette seule région. Etant donné la probabilité, chez le jeune, de voir sa calvitie s'étendre à la région frontale au fil des ans, la logique impose de garder l'essentiel des réserves au niveau de la zone donneuse, pour le traitement de la zone antérieure.
- La gestion du capital cheveu
- A chaque séance le praticien puise dans les réserves de cheveux. Mais celles-ci ne sont pas inépuisables. C'est la raison pour laquelle, pour nos jeunes patients, il est approprié d'adopter une stratégie visant, toujours sur le long terme, à traiter la calvitie sur toute sa surface, mais avec une densité de cheveux modérée, plutôt que de traiter une seule localisation avec une densité maximale, sans pouvoir traiter le reste du crâne, " faute de stock ".
- Seul l'avènement de techniques particulières, comme la culture de cheveux, remettrait en cause ce principe qui semble découler du simple bon sens.
- Aussi s'il devait y avoir deux mots pour définir l'attitude à adopter pour les hommes jeunes, ces mots seraient prudence et anticipation. Prudence quant à la gestion du capital cheveu, et anticipation pour la stratégie sur le long terme.
- Le profil psychologique
- La prise en compte du profil psychologique du patient, et des éventuels troubles associés, se révèle primordiale dans le cadre d'une consultation d'esthétique.
- C'est aux médecins de prendre en compte la demande, de l'analyser et d'y répondre par le moyen qui leur semble le mieux adapté.
- A eux de faire la différence entre une demande raisonnable et raisonnée, et une demande pathologique qui impose de refuser l'intervention.
Les patients ne savent pas. C'est aux médecins de savoir pour eux. C'est ensuite aux patients de faire leur choix.
- Faut-il traiter toutes les localisations chauves, ou traiter en priorité certaines régions ?
A moins que le patient présente une très belle hauteur de couronne, qu'il affiche une exceptionnelle densité au niveau de la zone donneuse, qu'il se rapproche de la quarantaine, et que ses antécédents familiaux plaident pour une calvitie arrivée à un stade de stabilisation, la règle est de privilégier la région frontale, en dessinant une ligne frontale en position haute de sécurité, et de s'abstenir de traiter la région de la tonsure. - Faut-il corriger les golfes qui se creusent ?
Sauf cas exceptionnel, chez l'homme entre vingt et quarante ans, la réponse est non.
Greffer les golfes chez les hommes de cet âge, c'est prendre le risque d'implanter les cheveux en mauvaise position, si ces derniers voient, dans l'avenir, la hauteur de leur couronne baisser, et leurs lignes temporales reculer. - Faut-il se plier aux exigences de nos jeunes patients ?
La réponse est résolument non. Sans les heurter, il faut les informer et les orienter vers ce qui semble être, pour eux, la meilleure stratégie à long terme.
Dans le cas de calvities étendues ou potentiellement évolutives, cela signifie un geste à minima, voire un refus d'intervenir trop précocement.
Dans le cas de calvities plus modérées ou d'évolution plus lente, il est possible de proposer une à deux séances de micro transplantation, en privilégiant toujours le traitement de la région frontale haute.
L'objectif est, en effet, de répondre à une demande et de traiter le patient au plus vite, mais il est surtout important de s'assurer que le traitement ne gâche pas son avenir esthétique, ce qui est encore trop souvent le cas, notamment lorsque le traitement n'a visé que le court terme.
PARTICULARITES
La greffe de cheveux chez l'homme mûr de la cinquantaine est bien plus facile à envisager, car la calvitie a atteint un certain niveau de stabilité ou n'évolue que lentement et progressivement.
QUESTIONS FREQUENTES sur la greffe de cheveux chez l'homme mûr
- Peut-on greffer une calvitie de petite ou moyenne importance ?
A partir de la quarantaine, la calvitie peut évoluer sur le long terme, mais souvent à un rythme plus progressif. Suivant la hauteur de la couronne et la densité au niveau de la zone donneuse, nous avons la possibilité de réaliser de deux à huit prélèvements, qui permettent de traiter la surface chauve en totalité. - Peut-on greffer une calvitie isolée de la zone frontale ?
Celle-ci représente une excellente indication, et sera facilement corrigée par une à deux séances de transplantation, à répartir dans le temps, comme le souhaite le patient. Dans ce cas, plus encore que dans tout autre, les résultats obtenus s'approchent plus que jamais d'une certaine perfection. La bordure frontale peut être dessinée en position plus basse qu'à l'habitude, si tel est leur souhait du patient, tout comme les golfes qui peuvent être comblés. - Peut-on greffer une calvitie de la zone frontale associée à une tonsure ?
A condition d'une zone donneuse suffisante, il est possible, en plusieurs séances, de reconstruire des têtes entières. L'examen de la calvitie permet d'établir, avec le patient, une stratégie pour l'avenir qui tient compte des éventuels risques d'aggravation de sa perte de cheveux. - Peut-on greffer une tonsure isolée ?
De la même façon que la zone frontale, la tonsure représente une merveilleuse indication de micro transplantation de cheveux. Les cheveux sont réimplantés en respectant le mouvement idéal et naturel prévu par la nature. - Peut-on greffer une calvitie de grande importance (stade VI ou VII de Hamilton) ?
Le plus souvent, ces grandes calvities ne représentent pas une bonne indication, mais dans certains cas bien particuliers, une excellente densité au niveau de la zone donneuse autorisera que l'on réalise une à deux séances au grand maximum. Dans ce cas, 99% des patients choisissent l'implantation des cheveux au niveau de la zone frontale haute ; la région de la tonsure qui n'est pas traitée, faute de réserves suffisantes, reste quant à elle dégarnie.
Tout comme l'homme, la femme perd ses cheveux. Si certaines causes, qui tendent à expliquer ce phénomène sont communes avec celles retrouvées chez l'homme, d'autres causes sont spécifiques à la femme, et bien connues.
Les chutes de cheveux chez la femme peuvent se répartir en deux groupe : celles qui peuvent bénéficier des greffes de cheveux et celle qui relèvent d’autres traitements.
L’Alopécie Androgénique de la femme répond à la classification de Ludwig
- Parfois le tableau clinique est semblable à celui retrouvé chez l'homme.
- C’est un éclaircissement généralisé qui prédomine au niveau du vertex, la zone donneuse et la bordure frontale restant de bonne qualité.
- Ce type de calvitie se retrouve régulièrement au moment de la ménopause. Elle s'explique par la diminution des hormones féminines, et donc par "une augmentation relative" des hormones mâles que chaque femme fabrique en petite quantité, et qui exercent une action néfaste sur les cheveux.
- La pilule peut également favoriser une calvitie si elle n’est pas convenablement dosée.
- Tout comme chez l’homme l’Alopécie androgénique est la cause principale de la perte de cheveux chez la femme. Il s’agit d’une affection héréditaire qui concerne 2/3 des femmes qui perdent leurs cheveux. Elle peut être transmise aussi bien par le père que par la mère ou par les deux parents.
- La transmission héréditaire est complexe et n’obéit à aucune règle connue. Aussi cette affection peut affecter indifféremment les membres d’une même fratrie, et peut aussi épargner une génération. Comme chez l'homme, des circonstances annexes peuvent aussi être à l'origine de la perte de cheveux ou participer aux effets de la pathologie héréditaire.
- Plus souvent il existe des différences avec l’alopécie masculine.
- La perte de cheveux est diffuse et la plupart des cheveux deviennent fins.
- La ligne antérieure est le plus souvent conservée.
- La zone donneuse est souvent légèrement dégarnie.
- Ainsi, la femme ne présente pas de plaques chauves, elle constate plutôt une raréfaction globale de ses cheveux. Ce processus conduit rarement à une calvitie complète.
Dans le traitement de l'alopécie péri-ménopausique la greffe de cheveux peut trouver sa place si l’éclaircissement prédomine au niveau du vertex, avec une zone donneuse relativement conservée. Dans ce cas, l'indication est justifiée, et les résultats sont excellents comme chez l'homme.
On privilégie alors l'implantation de mini transplants de quatre à cinq cheveux, et ce, afin de réduire au maximum la clairsemance.
Les causes mécaniques
- Les abus de brushings de permanentes ou de décolorations chez la femme occidentale.
- Les Alopécie de traction, chez les femmes de race noire (extensions de cheveux trop lourdes).
- Les Alopécie cicatricielle, par exemple à la suite d'une brûlure.
- La Trichotillomanie, correspond à la manie qu'ont certaines femmes de se tirer inconsciemment les cheveux en enroulant des mèches autour de leurs doigts. A force de jouer ainsi avec leurs cheveux toute la journée, cela finit par créer une faiblesse au niveau de la tige qui se casse. Le résultat est l'apparition de plaques chauves (Comparable à l’onychophagie = action de se ronger les ongles).
Dans de tels cas, un traitement approprié suffit à stopper le processus.
- Les chutes aiguës de cheveux se retrouvent entre autres, dans le contexte de
- Stress : familial, professionnel, après un accident, une intervention chirurgicale, une fièvre prolongée,
- La prise de certains médicaments ou toxiques utilisés par exemple en chimiothérapie.
- Plus spécifique à la femme, la chute de cheveux suite à un accouchement est relativement fréquente, et le plus souvent réversible, sur une période de quatre à six mois.
- La Pelades, maladies communes aux deux sexes, vraisemblablement d'origine nerveuse.
- Les chutes chroniques de cheveux de cause connue : on peut retrouver
- Un déséquilibre hormonal : Hypothyroïdie, Hyper androgénie (trop d’hormones mâles), Hypo oestrogénie (trop peu d'hormones femelles) qui explique la perte de cheveux chez les femmes ménopausées.
- Certains régimes amaigrissants avec carence en minéraux Fer, en Cuivre, Magnésium, en vitamines B, voire en Protéines
- Certains médicaments : Anticancéreux, Anticoagulants, Antithyroïdiens Bêta bloquants Antidépresseurs, Tricycliques Roaccutane, excès de vitamine A
- Quelques affections dermatologiques rares Alopécia aérata, lupus, pelade, teigne lié à une mycose
- L’Hirsutisme : problème strictement féminin. S’accompagnant d’une récession des cheveux de la ligne fronto-temporale, accompagné ou non de signes de virilisation : hyperpilosité de type masculin sur le reste du corps, acné, voix plus grave, aménorrhée (absence de règles), hypertrophie du clitoris, diminution du volume des seins.
- La calvitie de la femme jeune
- Cette chute peut débuter parfois dès l'âge de vingt ans, et s'aggrave à un rythme imprévisible.
- Elle est plus difficile à comprendre et bien plus compliquée à traiter, en raison d'une zone donneuse de piètre qualité, ce qui nous met souvent dans une impasse thérapeutique.
- C'est dans ces cas, après avoir éliminé les différentes causes de chutes de cheveux énumérées précédemment, que l'équipe soignante se doit de passer la main ou de collaborer avec les psychiatres, psychologues et, qui réussiront parfois là où tout a échoué, mais aussi avec les dermatologues, gynécologues et endocrinologues, qui pourront peut être proposer un traitement hormonal approprié, au vu des résultats d'examens biologiques.
- Elles touchent l'ensemble du cuir chevelu. A la différence de l'homme, où la région de la couronne reste intacte sur le plan de la densité, la calvitie chez la femme est généralisée, y compris à cette région. Le mécanisme à l'origine de la chute n'est pas clairement défini. Mais pour la jeune femme, la question reste pour l'instant sans réponses.
- Les "Body Hairs" sont les poils que l’on trouve surtout chez l’homme, au niveau du torse, des épaules, du dos et des cuisses. Ces poils sont souvent utilisés en association avec une greffe de cheveux classique quand la zone donneuse de la tête est très pauvre ou épuisée à la suite de greffes antérieures.
- Mais la greffe de poil a ses limites :
- Le poil est souvent d’un diamètre nettement inférieur au cheveu.
- Il pousse souvent seul, il s’agit donc le plus souvent de greffes à un poil.
- Le délai de repousse est souvent plus long que pour les cheveux.
- Le poil a tendance à s’allonger un peu lorsqu’il est implanté sur le cuir chevelu mais n’atteint jamais la taille d’un cheveu normal.
- Tout ceci explique que les résultats sont moins spectaculaires qu’avec une greffe classique de cheveux.
- Leurs meilleures indications restent :
- Le comblement d’une zone capillaire à longs cheveux clairsemés. (Principe du « sous bois »)
- La réparation de cicatrices d’une zone donneuse
- La greffe des sourcils
- Les poils de barbe et de moustache ont une particularité importante : ils poussent toujours isolément. Le follicule pileux ne contient qu'un poil. Par contre les cheveux poussent dans plus de 95 % des cas sous la forme de petits groupes de 2 ou 3 cheveux. Il est donc impératif pour ce type de greffes de n’implanter qu’un cheveu à la fois.
- Les poils utilisés seront forcément des cheveux car ce sont eux qui ressemblent le plus aux poils de barbe originels. Il est difficile de trouver des poils du corps aussi épais que les poils de barbe et de moustache
- Il s’agit d’un raffinement de la greffe de cheveux nécessitant des incisions très tangentielles et une coupe du cheveu à 1 cm afin de pouvoir ajuster parfaitement son orientation dans l’incision.
- La technique donne d’excellents résultats qu’on peut juger immédiatement.
- Causes et indications
L’épilation répétitive et excessive est souvent responsable de la disparition définitive des poils de sourcils Le masquage d’une cicatrice ou d’un tatouage permanent disgracieux sont aussi de bonnes indications. La greffe de sourcil est une alternative intéressante au tatouage permanent. L’aspect obtenu est parfaitement naturel et indétectable. - Technique employée :
- La greffe de sourcil est un raffinement de la greffe de cheveux et les erreurs y sont difficilement rattrapables.
- La découpe et le placement des greffons sont particulièrement méticuleux.
- Il faut implanter un seul cheveu ou un poil à la fois
- L’orientation de l’incision doit être parfaite et très tangentielle.
- La courbure du cheveu transplanté sera orientée vers la peau.
- L’axe du poil sera inverse selon qu’il s’agit du bord supérieur ou inférieur du sourcil
- Habituellement on utilise des cheveux, mais si cela est réalisable, on peut aussi utiliser des poils du bras ou du torse prélevés par extraction uni folliculaire.
- Les caractéristiques génétiques du cheveu n’étant pas modifiées par la transplantation, il faudra couper ces cheveux qui poussent; ce qui a pour conséquence que la fin du poil implanté a un diamètre plus important que le diamètre d'un poil de sourcil originel. En pratique, cela ne pose pas de problème à condition que les cheveux implantés soient suffisamment fins.
- La greffe de sourcil est un raffinement de la greffe de cheveux et les erreurs y sont difficilement rattrapables.
- La greffe de cils est un raffinement extrêmement élégant dont les pionniers sont les Dr Alan BAUMAN de Floride, et Marcello GANDELMAN de Sao Paulo, Brésil.
- Les cils sont parfois raréfiés. Les causes sont variées, caractère héréditaire familial, brûlure, accident, arrachage, etc.
- L’indication doit être soigneusement pesée et la technique rigoureuse :
- Le cheveu est isolé de telle manière qu’un minimum de tissu l’entoure.
- Il est ensuite enfilé sur une aiguille demi-lune et est placé dans la paupière, dans une incision courbe, en suivant la même orientation que les cils originels
- Le cheveu est alors coupé à la bonne longueur.
- En générale, une seule séance suffit pour transférer 25 à 30 cheveux par paupière.
- Les cheveux sont greffés exclusivement sur la paupière supérieure.
- En ce qui concerne l’entretien des cils, il faut couper les cheveux greffés une fois par semaine et les courber grâce à un recourbe cils. Le mascara est également une aide précieuse.
- Au niveau de la zone receveuse il devrait n'y avoir aucune cicatrice visible et rien ne devrait permettre de distinguer les greffes des poils originels. Bien sûr, cela nécessite un travail minutieux avec des incisions propres et fines, un placement précis de greffes, et une peau éliminée autour de l'axe du cheveu.
- Au niveau de la zone donneuse, l’extraction folliculaire pratiquée avec la même minutie ne donne pas de cicatrice définitive.
- C’est pour la réhabilitation des anciennes cicatrices d’extraction par bandelette que le problème se pose. La aussi, une technique folliculaire minutieuse permet de masquer ces cicatrices linéaires disgracieuses.
- Un cas particulier concerne la perte de cheveux suite à une intervention de chirurgie esthétique, et notamment après un lifting, où les femmes peuvent perdre leurs petits cheveux en avant des oreilles, ou présenter en région temporale quelques cicatrices inesthétiques.
- Sans aucun doute il se trouve ici une formidable indication de micro transplantation. Cette technique donne des résultats exceptionnels, et permet à la femme, en une ou deux séances de transplantation, cheveu par cheveu, de retrouver une implantation presque similaire à ce qu'elle possédait à l'origine.
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